AvertissementÀ propos de ce siteRecherche sur ce site

Options de traitement

 

Les options de traitement des troubles de l’humeur varient en fonction de votre diagnostic et de vos préférences personnelles. Il existe en effet de nombreuses options, ce qui peut parfois sembler accablant et source de confusion. Prenez tout votre temps pour prendre connaissance de ce qui est disponible et discuter avec votre professionnel de la santé de ce qui pourrait être la meilleure voie à suivre pour vous.

Dans de nombreux cas, une combinaison de thérapies s’avère le plus efficace ; cela peut comprendre diverses formes de médicamentation, de psychothérapie, de services de soutien social et de thérapies alternatives. Trouver le bon traitement peut prendre un certain temps, alors n’abandonnez pas – vous pouvez vous sentir mieux.  

 

Les professionnels de la santé qui offrent de la thérapie

Un professionnel de la santé apporte connaissances et compétences à une relation thérapeutique. Son travail consiste à fournir la sécurité et l’orientation nécessaires pour que vous vous sentiez soutenu et en confiance dans le cadre de cet important processus que vous entreprenez.  

Il existe divers types de professionnels qui offrent des thérapies ; le choix est personnel selon ce qui vous convient et la nature de votre diagnostic. Voici quelques professionnels que vous pourriez considérer consulter :

Pour en savoir plus sur comment choisir et où trouver un thérapeute, cliquez ici

Quelques thérapies que vous pourriez considérer

Il existe une gamme étendue de thérapies disponibles et, comme nous le disions plus haut, votre choix dépend de ce qui vous semble efficace et de vos préoccupations. Vous trouverez ci-après une liste des thérapies les plus courantes pour traiter les troubles de l’humeur.  

1. La psychothérapie

La psychothérapie s’appuie sur des échanges entre vous et un professionnel spécialisé portant sur les problèmes et les soucis que vous avez relativement à votre santé. Cela peut se faire dans le cadre de sessions personne à personne, en couple, en famille ou en groupe. Ce type de thérapie repose sur une entente entre vous et le psychothérapeute dans le but de résoudre les troubles de l’humeur et favoriser le processus de guérison.

Divers types de psychothérapie :

Plusieurs de ces thérapies peuvent être suivies en couple, en famille ou en groupe.  Les principes sont les mêmes, mais les buts poursuivis sont quelque peu différents. Pour les couples, le centre d’attention de la thérapie est, bien sûr, la relation et le développement de schèmes de communication et d’interaction plus sains. La thérapie familiale est souvent utilisée dans les situations où il y a des problèmes qui touchent toutes les générations au sein d’une famille. On y recourt également lorsqu’un membre de la famille souffre d’un trouble de l’humeur et que son comportement a des répercussions sur toute la famille ou quand la famille désire changer ou développer de nouveaux schèmes d’interaction susceptibles d’aider l’être cher qui est malade.  

2. Autres traitements

D’autres traitements disponibles peuvent atténuer vos symptômes et voua aider à surmonter un trouble de l’humeur. Ces traitements peuvent être utilisés seuls mais sont souvent combinés à une psychothérapie.

 

Médicaments

Les médications utilisées pour traiter les troubles de l’humeur ont beaucoup changé au cours des dix dernières années et de nouvelles sont constamment développées et étudiées. Les médications suivantes sont les plus couramment utilisées dans le traitement des troubles de l’humeur :  

1. Antidepressants

1. Les antidépresseurs

Chaque antidépresseur exerce des effets spécifiques sur plusieurs systèmes chimiques du cerveau et du corps. Les premiers antidépresseurs étaient définis par leur structure chimique mais les plus récents sont classés en fonction des substances chimiques du cerveau sur lesquelles ils agissent le plus.

Parmi les premiers antidépresseurs, on trouve :  

> Les antidépresseurs tricycliques

Les antidépresseurs tricycliques s’avèrent très efficaces contre la dépression. En règle générale, ces médicaments entraînent plus d’effets secondaires que les plus récents. Aussi, bien que la plupart des spécialistes des troubles de l’humeur considèrent qu’il serait plus que raisonnable de commencer le traitement d’une personne souffrant de dépression avec un antidépresseur tricyclique, ce type de médicaments ne constitue pas habituellement une prescription de premier choix.  
Parmi les antidépresseurs tricycliques, il y a :

> Les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO)

 

Il y a des restrictions alimentaires pour les personnes qui prennent des IMAO. Ces restrictions touchent les aliments contenant de la tyramine, dont (mais cette liste est loin d’être exhaustive) le vin rouge, le fromage et les produits du soya. Discutez-en avec votre professionnel de la santé.

Ces médicaments peuvent avoir de graves effets secondaires et sont donc prescrits moins fréquemment. Toutefois, avec un régime alimentaire bien contrôlé, les effets secondaires peuvent être atténués. Cette catégorie de médicaments peut s’avérer très efficace mais elle est généralement réservée aux patients chez qui les nouveaux antidépresseurs fonctionnent moins bien.
Antidépresseurs IMAO :

 

Antidépresseurs de conception récente :

> Les inhibiteurs spécifiques de la recaptation de la sérotonine (IRSS)
Les IRSS sont un nouveau groupe d’antidépresseurs qui agissent surtout sur un neurotransmetteur, la sérotonine. Ils entraînent moins d’effets secondaires que les antidépresseurs des générations précédentes et sont communément prescrits pour le traitement de la dépression et d’autres troubles de l’humeur, tels que les troubles anxieux et alimentaires.  
Parmi les antidépresseurs SSRI, on trouve :

> Les inhibiteurs sélectifs de la recaptation de la sérotonine et de la norépinéphrine (ISRSN)

Similaires aux anciens antidépresseurs tricycliques, ces médicaments agissent sur la production de la sérotonine et de la norépinéphrine. Contrairement à leurs prédécesseurs, ils induisent moins d’effets secondaires sur les systèmes physiologiques et cérébraux.  

Quelques antidépresseurs ISRSN :

> Les inhibiteurs sélectifs de la recaptation de la norépinéphrine et de la dopamine (ISRND) Ces médicaments augmentent les quantités de norépinéphrine et de dopamine dans le cerveau en bloquant leur recapatation dans les cellules. À l’heure actuelle, un seul ISRND est approuvé pour le traitement de la dépression :

> Les antidépresseurs noradrénergiques et sérotoninergiques spécifiques
Ces médicaments ont un principe d’action différent des substances mentionnées plus haut. Ils ont pour effet d’augmenter la sécrétion de norépinéphrine et de sérotonine. À l’heure actuelle, il n’existe qu’un seul médicament de ce type :  

 

2. Les antipsychotiques

Les médicaments antipsychotiques ont d’abord été utilisés pour contrôler les symptômes psychotiques tels que les hallucinations ou le délire qui surviennent parfois lors d’épisodes dépressifs ou maniaques sévères. Toutefois, ils ont des effets bénéfiques dans le traitement de divers troubles de l’humeur qu’il y ait ou non des symptômes psychotiques.

Il existe deux types d’antipsychotiques : les plus vieux, appelés antipsychotiques « typiques » et les plus récents ou antipsychotiques « atypiques ». Les types les plus vieux causaient un grave trouble de coordination appelé dyskinésie tardive.

Parmi les vieux antipsychotiques, il y a :

Parce que les nouveaux antipsychotiques « atypiques » entraînent moins d’effets secondaires, ils sont généralement les prescriptions de premier choix. Plus important encore, les nouveaux médicaments « atypiques » s’avèrent très efficaces dans le traitement des manies, réussissent à stabiliser l’humeur à la suite d’une manie, ainsi que dans le traitement de la dépression et de certains troubles anxieux.  

Les nouveaux antipsychotiques :

 

3. Les médicaments anxiolytiques

Les agents anxiolytiques comprennent les benzodiazépines, lesquelles peuvent soulager les symptômes rapidement. Les IRSS et les ISRSN sont également couramment prescrits pour traiter l’anxiété.  
Les benzodiazépines :

On utilise également la buspirone (BuSpar®) pour traiter les manifestations d’anxiété. Ce médicament doit être pris régulièrement pendant deux semaines pour être efficace et ne peut donc être pris « au besoin » comme les benzodiazépines.

 

À ne pas oublier quand vous prenez des médicaments

Ne décidez pas d’arrêter sans consulter votre médecin.

Il se peut que vous vous sentiez beaucoup mieux au fur et à mesure que les médicaments agissent. Plusieurs personnes n’aiment pas prendre des médicaments et décident d’arrêter ou de diminuer leur dose sans consulter leur professionnel de la santé. Cela peut être dangereux et avoir des effets à long terme sur votre santé. Avant de cesser de prendre un médicament ou d’en réduire la dose, il est important que vous en discutiez avec le professionnel responsable de votre traitement.

Ne consommez pas d’alcool ni d’autres drogues

L’alcool et les drogues illicites peuvent interagir avec certains médicaments et entraîner de graves problèmes de santé. Discutez avec votre médecin traitant des médicaments prescrits et des possibles interactions avec d’autres substances.

4. Les psychorégulateurs

On prescrit les psychorégulateurs (aussi appelés régulateurs de l’humeur) pour aider à contrôler tant la manie que la dépression provoquées par le trouble bipolaire. Les personnes souffrant d’un trouble bipolaire ont souvent besoin d’un traitement avec des psychorégulateurs pendant de longues périodes après que la manie ou la dépression ait été contrôlée.  

Quelques psychorégulateurs:

>Le lithium (Carbolith®, Duralith®, Lithane®, Lithizine®)
Le lithium est le médicament le plus souvent prescrit pour traiter le trouble bipolaire. Le lithium aide à maîtriser les variations extrêmes de l’humeur (tant la manie que la dépression) et est prescrit comme traitement de maintenance continue du trouble bipolaire.  

Comme le lithium peut prendre plusieurs semaines voire plusieurs mois pour complètement maîtriser un trouble bipolaire, des antipsychotiques sont souvent utilisés au cours des premiers jours pour contrôler les symptômes maniaques jusqu’à ce que le lithium commence à faire effet. Il est également possible que des antidépresseurs soient ajoutés au lithium au cours de la phase dépressive du trouble bipolaire.  

>Les anticonvulsifs

Les médicaments anticonvulsifs peuvent aussi avoir des effets de stabilisation de l’humeur et s’avérer particulièrement utiles pour les épisodes bipolaires difficiles à traiter. Pour un effet optimal, on combine un anticonvulsif avec un psychorégulateur ou avec un autre anticonvulsif.

Les thérapies parallèles 

Il existe plusieurs types de thérapies parallèles ou alternatives pouvant être utilisées de pair avec les thérapies traditionnelles pour vous aider à récupérer. Parmi celles-ci, il y a :

Toutes les thérapies parallèles mentionnées plus haut représentent des options intéressantes pour favoriser votre guérison. Il est important que vous discutiez de toute thérapie alternative, surtout celles à base de vitamines et d’herbes médicinales, avec votre professionnel de la santé puisqu’elles pourraient interagir avec les autres médicaments que vous pourriez prendre.  

Les services de soutien social

Le fait de sentir seul et isolé peut vous empêcher de solliciter l’aide dont vous pourriez avoir besoin et aggraver le malaise associé à vos symptômes. Un soutien social peut jouer un rôle de premier plan dans votre processus de guérison.
Vous pouvez trouver du soutien en maints endroits :  

Même si cela peut parfois sembler au-dessus de vos forces, tâchez d’aller vers les autres. Quand vous aurez entendu des personnes raconter comment elles ont surmonté des situations similaires à la vôtre, ou si un membre de votre famille ou un ami vous accompagne dans votre processus de guérison, vous pourriez être surpris des doses d’énergie que vous avez pour vous sentir mieux.
Pour plus de renseignements sur les groupes d’entraide à la MDAO, cliquez ici.

Trouver la bonne combinaison

Souvent, la meilleure approche pour surmonter un trouble de l’humeur est de combiner divers traitements. Vous trouverez ci-dessous un menu des options couramment offertes pour traiter des troubles de l’humeur précis. Vous n’avez pas besoin de recourir à toutes mais pouvez discuter de chacune avec votre professionnel de la santé. Quand vous aurez trouvé la combinaison qui vous convient le mieux, vous serez sur la voie de mener une vie saine et stable.   

Dépression

 
Troubles anxieux 

 
Trouble bipolaire

(y compris bipolaire II et cycles rapides)
Nota : Certains antidépresseurs tricycliques peuvent accentuer la sévérité et augmenter la fréquence des épisodes maniaques d’un trouble bipolaire. Soulevez ce problème avec votre professionnel de la santé avant de prendre tout antidépresseur.  

 
Trouble affectif saisonnier  

Troubles concomitants
Nota : Le traitement de troubles concomitants peut être très complexe et varie selon la sévérité et la nature de la toxicomanie et des problèmes de santé mentale auxquels il convient de s’attaquer.   

Troubles de l’humeur liés à l’activité hormonale
(y compris la dépression postpartum, le SPM et le trouble dysphorique prémenstruel ainsi que la préménopause /ménopause)

 

Sources

  1. http://www.healthyplace.com/communities/depression/treatment/antidepressants/index.asp#Types

  2. http://www.allaboutdepression.com/med_08.html#ptdep8
  3. http://www.allaboutdepression.com/med_08.html#ptdep6
  4. http://www.nimh.nih.gov/publicat/bipolar.cfm#bp6
  5. http://www.psychguides.com/Bipolar_2000_Guide.pdf
  6. http://www.nimh.nih.gov/publicat/medicate.cfm

 

options de traitement
partenariat de traitement
trouver un médecin
consultation et soutien
trouver un thérapeute
recherche sur ce site
liste de psychologues
cliniques de traitement des troubles de l’humeur
Téléphone Ressources

© 2006-2009 Mood Disorders Association of Ontario. Tous droits réservés.